Une compilation YouTube

par wagonlit

Dimanche, je te parlais de Guy Pedersen. J’avais fouillé Wikipédia pour trouver le nom du compositeur du fameux générique du non moins célèbre magazine de la mer diffusé par France 3. Piqué par ma curiosité, j’ai écouté d’autres sons dudit Guy. Je ne sais toujours pas si j’ai bien fait ou non.

Outre le fait qu’il est l’auteur de bandes originales, le bonhomme est surtout connu pour être un contrebassiste hors-pair et un compositeur prolifique bien que méconnu dans son propre pays. Et c’est là que YouTube intervient.

Quoi de mieux qu’une recherche sur l’hébergeur de vidéos de Google pour trouver des perles rares ? Rien, TMTC. C’est donc là, guidé par mon simple instinct et la volonté de trouver de nouvelles sonorités pour nourrir mon iPod, que je suis parti dans une investigation douteuse achevée sur les coups de trois heures du matin. Je suis parti de Pedersen et, très vite, j’ai dérivé sur la période Blaxploitation.

Au cours de mon enquête, j’ai croisé des génies (un peu), des tarés (beaucoup), des copieurs (énormément) mais surtout, j’ai découvert tout un pan de la musique qui manquait à ma culture : le mix de la BO de film (de cul), funk sensuelle, rock bizarroïde et psychédélisme refoulé.

Il fallait que je partage ces choses avec quelqu’un… mais qui ? Mon colocataire étant plutôt porté sur La Fouine, Booba ou autres poètes tels Seth Gueko, il n’était pas vraiment le candidat idéal. J’ai fait le tour de mes amis sur facebook, Twitter, ScoundCloud : mis à part les talentueux Heavy Soul Brutha et Waxist Seclecta, qui doivent sûrement déjà connaître tout ce que j’avais fièrement retenu, je ne voyais d’autre option que toi, cher ami et lecteur distingué qui zyeute encore du côté de chez nous.

Je ne gage pas que tu apprécies tout ce qui se trouve un peu plus bas. Comme dirait mon oncle Albert « Y a du bon et du moins bon ». À toi de trouver ce qui te convient.

Cependant, si tu as le temps, écoute bien tous les morceaux, ne serait-ce que parce que tu n’auras jamais l’occasion d’entendre ce genre de mélodies sur les fréquences françaises. Et aussi parce que je me suis un peu fait chier à recenser les bonnes adresses, uniquement pour ta prune. So, respect me.

Perdue entre un best-of des OST de Tarantino, les car-chase movies des années 70 et les hallucinations à la mescaline des graphistes de pochettes de vinyles de la même époque, place donc à une compilation que j’ai sobrement intitulée Love’ N’ Drive (& Other Things).

Pose donc ton cul sur le cuir de ma Dodge Challenger 1970 et embarque avec moi, Baby !

Merci à JackPirat pour le travail préliminaire.

Jacques Leblanc

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