Leçon de savoir-vivre

par wagonlit

Mesdemoiselles, ne vous êtes-vous jamais faites accoster, draguer, peloter d’une manière bien lourde et insistante, lors d’une soirée en boite de nuit ou encore dans une fête se passant dans un endroit laissant franchement à désirer ? Je ne sais pas si les mecs adoptant cette technique sont conscients que leur comportement les place directement dans une situation d’échec. Bon ok, après il y’a des filles avec qui ces comportements d’hommes de Neandertal marchent… Chacun son type, il en faut pour tous les goûts. Ces messieurs adoptent des techniques d’une subtilité assez étonnante, à tel point que l’on se retrouve parfois comme des connes, ne sachant plus trop quoi dire ou faire. Il nous arrive parfois de ne pas vouloir être méchantes mais au fond, on se dit quasiment toutes: « Le pauvre, je comprends qu’il tente le tout pour le tout, ça ne doit pas être facile tous les jours pour lui…». A d’autres moments, on peut aussi avoir envie de crier, de donner des coups ou encore de partir en courant. Après une soirée bien arrosée, des pieds meurtris par mes compensés et mon tee-shirt sentant la Téquila Sunrise, je me suis rendue compte que nous, les filles, avions des réactions et des techniques « anti-relous » assez similaires. En un seul regard, même avec une nana que tu ne connais pas, tu arrives à lui faire comprendre que tu compatis.

Hier soir, cette nuit, ce matin (ouais, perso je ne saurais pas trop resituer le moment…), j’ai assisté à un défilé de techniques « anti-relous » extraordinaire et franchement, ça en valait le détour. Je ne sais pas si toutes les filles vont se reconnaitre dans les propos qui vont suivre, en soi ce n’est peut-être pas le plus important, par contre si ça peut faire comprendre aux mecs qui agissent comme des beaufs ou des gros lourds, qu’ils ruinent eux même leurs chances avec nous, ce serait déjà pas mal…

La distance corps à corps :

La technique qui est sans doute la plus employée, c’est évidemment la prise de distance affirmée avec les mecs qui montrent un peu trop d’entrain. Généralement, cette mise à distance se met en place à partir du moment où tu te retrouves debout au milieu d’une foule de personnes ou encore dans un endroit avec une piste de danse. Puis dans toute cette meute, arrive forcément un mec, deux mecs, trois mecs et ainsi de suite, qui vont utiliser la même technique d’approche (inefficace, le plus souvent et d’une lourdeur insupportable). A croire qu’ils ne parviennent pas à comprendre au bout du quatrième râteau qu’il y a vraiment un truc qui cloche dans leur manière d’aborder une nana. A partir du moment où on voit derrière nous que ça s’agite un peu trop, que nos tailles prennent des allures de terrain de jeu et que l’intrusion dans ce que l’on appelle : « espace vital » se fait de plus en plus importante, la fuite est malheureusement l’un des moyens les plus efficaces pour bien faire comprendre que d’une : « Non, tu ne m’intéresses pas. » et de deux : « Arrête de me toucher, je ne suis pas un toy ! ». Après encore faut-il pouvoir s’enfuir, ce n’est pas toujours chose facile…

Le rire, arme de dissuasion ?

Il parait que le rire fait gagner des minutes de vie en plus. C’est pourquoi partir en chasse avec des copines peut vite se transformer en un parcours de santé. Moins cher qu’une séance de thalasso et franchement efficace. Certaines situations sont tellement drôles, que nous sommes obligées d’en rire. Evidemment, sinon on commencerait à perdre tout espoir en ce qui concerne la gente masculine. Ce n’est pas toujours cool pour vous, messieurs, parce que généralement on est de vraies garces quand nous partons sur cette lancée. Hier soir, avec mes copines, on a pu remarquer que pour se débarrasser d’un mec lourd aux mains baladeuses, le rire pouvait aussi être un bon moyen pour faire comprendre au mec de laisser tomber. Rien de tel qu’un mouvement de bassin pour se rapprocher de sa pote afin de lui lancer : « Putain, mais le gros relou… Pourquoi ça tombe toujours sur moi ?» suivi d’un gros éclat de rire significatif. A ce moment-là, soit le mec n’a pas compris et il faut lui faire un dessin, soit il comprend très vite qu’il commence sérieusement à gêner et qu’il peut oublier tous ses beaux projets…

Kiss, kiss, love !

C’est peut-être LA technique « anti-relous »

par excellence, même si elle reste la plusimprévisible de toutes. Quand tu es tranquillement en train de danser ou tout simplement en train de boire ton cocktail et qu’un ou plusieurs mecs viennent te voir en te sortant une phrase du style : « Eh t’es charmante, ça te dirait une glace à la menthe ? », ça a l’effet d’une bonne et grosse douche froide. Et quand ils prennent racine ou qu’ils commencent à montrer un peu trop d’intérêt pour ta personne (ce qui reste flatteur hein !) et à considérer que ton corps est sien, alors là il est temps de sortir l’artillerie lourde ! Celle que je trouve d’une efficacité remarquable, sauf quand la chance n’est pas au rendez-vous, c’est le patin roulé à sa pote pour tenter de faire croire que : « Oui, oui, je suis lesbienne donc oublie ! ». Par contre, si vous ne sentez pas cette journée et que la malchance vous a suivi dès votre réveil alors oubliez, car l’effet inverse peut revenir comme un  boomerang. Deux filles qui s’embrassent devant un mec un peu chaud, et hop le fantasme masculin par excellence. Résultat, c’est le contraire qui se passe et le mec prend ça pour une « pseudo invitation ». Génial !

En direct !

Cette technique passe bien quand le degré d’alcool est à un stade suffisant pour faire monter le niveau de confiance en soi. Si toutes les techniques ont été adoptées et qu’aucune n’a porté ses fruits, alors il reste l’option : « Je suis franche, je te dis que ça ne va pas être possible parce que tu n’es vraiment pas mon style. ». Parfois, les choses les plus simples sont les plus efficaces. Mêlé à cette phrase, un petit regard qui dit que tu es désolée et que ce n’est pas de sa faute mais de la tienne, ajoute un côté « sentimental » aux propos. La pilule passe mieux dans ces cas-là. Cette méthode a le don de stopper tous les espoirs des pauvres jeunes hommes en manque d’amour, enfin surtout en manque d’une autre chose…

Après ces quelques mots pour décrire un peu les comportements que nous, les filles, adoptons régulièrement en soirée, les mecs devant leur PC (s’il y en a) se disent peut-être que nous sommes de vraies garces manipulatrices qui savons jouer avec vous et vous utiliser quand ça nous arrange. Eh bien oui, mais ce n’est pas nouveau. Nous pouvons être ignobles, mais à priori ça ne vous dérange pas plus que ça puisque vous continuez d’utiliser vos techniques de drague, plus ou moins subtiles, avec nous. C’est un jeu et vous adorez ça, osez me dire le contraire !

Je pense que pour le bien de l’humanité, je dois partager avec vous la magnifique technique de drague à laquelle j’ai été confrontée, il y a de ça quelques heures. Dans la rue, un mec nous accoste, mes copines et moi, pour nous demander : « Excusez-moi, mesdemoiselles, vous n’auriez pas une cigarette ? », réponse négative de notre part et c’est alors que la perle de la soirée a été lancée et a fait l’effet d’une bombe : « Ok, sinon vous n’auriez pas une chatte à baiser ? ». No comment.

Bérengère Krief aurait-elle tout compris ? S’il vous arrive, Messieurs, d’avoir ce genre de phrases d’approche en tête, oubliez ! Pour ce qui est des filles, vous trouverez peut-être dans cette vidéo des idées pour vous dépatouiller de ces situations…

Robin Woods

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