Les filles c’est compliqué

par wagonlit

Note au lecteur : votre second degré est ici mis à contribution.

Nous, les filles, savons toujours comment faire pour avoir ce que nous désirons. Depuis toujours, nous avons cette capacité à user (même à abuser) de notre savoir-faire légendaire. Adolescentes, lorsque nous n’avions pas envie de faire du sport, que notre réveil n’avait pas sonné ou encore, que nous n’avions pas fait nos exercices de Maths, nous mettions directement nos charmes et notre sens de la persuasion en action. Mais tout pouvoir a ses limites. Les nôtres ? C’est simple, ça ne marche que quand la personne en face de nous ne reste pas insensible face à nos attributs féminins.

En y réfléchissant, il se pourrait bien que les filles soient des êtres super manipulateurs, calculateurs et menteurs (ne paniquez pas les mecs, on a aussi des qualités !) et surtout d’une complexité hors normes. Au départ, je me suis surprise moi-même devant une telle pensée presque misogyne. Mais bon, il est à noter que vous n’êtes pas mal dans votre genre, messieurs. Nous pouvons parfois faire peur. Entre nos comportements excessifs, nos magouilles et compagnies, nos lubies qui durent deux jours et notre don à être de vraies garces, on peut dire que nous ne sommes pas tous les jours faciles à vivre… Osez me dire le contraire les filles et si vous le niez encore, dans quelques instants vous ne le pourrez plus !

Les bases féminines

La plupart d’entre nous avons grandi entourées des Disney, c’est-à-dire entourées des grands classiques tels que Cendrillon, Blanche neige, La Belle au bois dormant et tous les autres. Ensuite s’ajoutent à cela, les comédies romantiques, souvent américaines : Ce que pensent les femmes, 27 robes, Il était une fois, des films romantiques se terminant toujours bien, dans lesquels l’amour triomphe toujours. Le pire, c’est qu’on ne s’en lasse jamais ! Non, mais sans rire… Vous vous étonnez encore qu’on continue à se bercer d’illusions à la première marque d’attention, d’intérêt ou d’affection d’un mec ? Merci qui ? Merci à tous les films et à leurs idées préconçues sur l’amour qui nous laissent croire que l’amour se trouve à notre porte ou même au supermarché du coin. Personnellement, le jour où je verrai un mec sublime frapper à ma porte pour me dire : « Je ne sais pas trop ce que je fais là, mais il fallait que je vienne te voir. C’était plus fort que moi, je suis désolé. », là, je me dirai que les films à l’eau de rose n’étaient pas juste de grosses productions cinématographiques ne servant qu’à nous enfermer dans une certaine forme d’idéalisation (à la limite du mystique, parfois) de l’homme. Vous l’aurez certainement compris, ce n’est pas demain la veille que ça va arriver ! Malgré tout, on reste de grandes rêveuses qui s’assument (ou pas), attendant l’arrivée de notre prince charmant et des futures chaussettes sales gisant sur le sol… Ca fait rêver ça aussi hein ?

Ce qu’il faut aussi savoir des filles, c’est que ça discute, ça discute et ça discute encore. Ce n’est pas pour vous mettre la pression, mais vos faits et gestes, s’ils ne sont pas suivis à la trace par votre chérie qui vous fait (à peu près) confiance, ils le sont par ses copines. Là, vous vous sentez peut-être comme nus devant une foule d’inconnus, mais rassurez-vous, les filles se racontent beaucoup de choses mais pas tout. Histoire que la relation ne s’élargissent pas à : « Toi+Moi+Mes copines ». Mes potes (masculins) me disent souvent qu’ils aimeraient bien être des petites souris pour assister, rien qu’une fois, à nos discussions de nanas enflammées. La dimension cash de nos propos lorsque nous sommes entre filles vous laisserait surement sur les fesses. Nous avons nos expressions, nos phrases types bourrées de connotations plus dégueulasses les unes que les autres et nos phrases codées pour être parées à toutes les situations et spécialement conçues pour que vous ne compreniez pas ce qu’on se raconte mais qui en même temps, vous font un peu croire que vous pouvez choper quelques informations par-ci, par-là… Ouais, malignes les filles !

La phrase du moment : « J’en ferais bien mon 4 heures… Ou mon 5 heures, peut-être même mon 6 heures. »

Sans complexe ? On y travaille… Mais ce n’est pas gagné !

Ça vous saoule quand on vous parle de nos (gros) bidons, de nos (grosses) fesses… Mais c’est comme ça, on y peut rien. Grandes insatisfaites de la vie, nous pouvons être sans pitié avec nous-mêmes et surtout avec notre corps. Certaines ont quand même réussi à passer le cap et à s’accepter telles qu’elles sont : chapeau bas ! Cependant, on fait des efforts et parfois on se bouge même les fesses. Remplies de bonnes intentions et de volonté, nous nous essayons au sport. En groupe ou en solo, tous les coups sont permis contre les bourrelets récalcitrants.

Sport en salle entre copines ? C’est l’endroit où nos regards font quinze fois le tour de la salle pour regarder toutes les nanas en survêt’ pédalant sur leur vélo et les beaux étalons prenant soin de leurs corps. Joindre l’utile à l’agréable, c’est permis et puis ça fait pédaler plus vite ! Sinon, pour éviter tous problèmes de mauvaise conscience lorsque la salle de sport passe à la trappe, il y a celles qui font l’effort de faire du sport devant leur télé, seule ou entre copines. Yoga, danse salsa et fitness, on prend ce qu’on a et surtout ce qui ne prend pas beaucoup de temps. On regarde la nana super bien gaulée s’agiter sur notre écran et on essaie de faire pareil. Bizarrement, le rendu n’est pas toujours le même… Après, dès qu’on a fait notre BA niveau sport (ou du moins, qu’on a l’impression de s’être un peu bougées), on est plus heureuses et plus détendues. On est fières de nous et ça, ça n’a pas prix !

La phrase du moment : « La salope, t’as vu comment elle est trop bien roulée ? Je ne la connais pas, mais je la déteste… »


« Pour nous, le sport est (toujours) intéressé ; la poésie du match ? On ne connait pas trop… »

Après l’effort, le réconfort !

Le sport, c’est bien. Mais la bouffe, ça a tendance à être sacré. Chose pertinente que m’a fait remarquer un ami : une fille se plaint, fait du sport et après… Elle s’empiffre avec un McDo. Ce n’est pas complètement faux, on peut parfois être assez paradoxales dans notre manière de fonctionner. Un McDo, deux heures de sport. Deux McDo, on se fait une double ration de sport. Et ça, à l’infini. Chose complètement stupide, il faut le reconnaitre. Mais au moins, notre conscience est, pendant un instant, soulagée. Et il vaut mieux ça pour vous, messieurs, plutôt que de subir notre mauvaise humeur. Croyez-moi !

Il est difficile de parler des nanas, sans parler « régimes ». Régimes à répétition (Dukan, W.Watcher et tous les autres…) peuvent parfois devenir une véritable obsession. D’où découle cet éternel besoin de faire sans arrêt attention à notre ligne ? Peut-être des magazines, qui nous envoient en pleine face l’image d’une femme parfaite. Même si on sait que les images sont retouchées pour en arriver à un tel résultat, il n’en reste pas moins que ça reste toujours dans un petit coin de notre tête. Peut-être est-ce dû au fait de vouloir toujours être plus belle, plus attirante qu’une autre, parce qu’on n’est jamais satisfaites de ce qu’on a. Il n’y a pas de réponse unique. Après, il y a aussi celles qui font des régimes simplement pour s’entretenir. Il n’y a pas à dire, ce sont assurément les moins chiantes mais elles sont rares.

Il n’y a qu’un seul moment où le régime peut passer véritablement aux oubliettes, c’est lorsque l’on vient de se faire larguer. Les copines sont toujours là, mais rien ne remplace le réconfort inimaginable apporté par la nourriture. Là, tout est permis : aucune restriction, tant que ça fait du bien au moral. J’ai deux amies qui ont trouvé leur solution pour se redonner (un peu) le moral: elles courent jusqu’au Carrefour Market du coin pour acheter deux pots de glace. Généralement, leur choix se porte sur les maxi pots d’Häaggen-Dazs et de Ben & Jerry’s, produits phares « anti-déprime ». Pour accompagner tout cela, un bon film… Mais au placard les films d’amour, place aux bons vieux films de guerre ou d’action, pourvu qu’il n’y ait AUCUNE scène romantique !

De vraies garces

Entre amies, c’est souvent : « Une pour toutes, toutes pour une ! », alors quand quelqu’un s’attaque à l’une d’entre nous, généralement le reste de la clique n’est pas loin, prête à bondir sur l’ennemi(e) au premier signe. On se soutient et on s’entraide, même si on n’est pas forcément d’accord. C’est une espèce de « règle d’or » qui n’a même pas besoin d’être dite pour être mise en place. Si on en fait voir de toutes les couleurs aux mecs, les autres nanas en prennent aussi pour leur grade. L’ennemie d’une seule peut vite devenir l’ennemie de toutes. C’est un peu bête quand on y pense, mais on n’y peut rien, c’est comme ça. Les critères qui nous font autant haïr ces personnes ? Ils sont assez simples et variables. Il suffit parfois qu’une nana soit bien foutue (surtout « mieux foutue ») pour que les hostilités commencent. On ne supporte pas la concurrence, c’est un fait. Ainsi les dites « aguicheuses » sont placées en haut de notre tableau et sont surveillées de très près, tout particulièrement en soirée à partir du moment où celle-ci commence à se frotter un peu trop au mec canon repéré depuis son entrée dans la pièce…

Cependant, il nous arrive d’être d’un optimisme débordant. Comment ? Eh bien, il nous suffit parfois de regarder autour de nous. Oui, voir une nana trop mal sapée, pas maquillée ou encore banale, peut nous rendre de bonne humeur et redorer la vision que nous avons de nous-mêmes. Combien de filles oseraient dire qu’elles n’ont jamais sortie ou penser très fort, une phrase du type : « Pas grav’, je suis plus bonne qu’elle ! » ou « De toutes façons, j’ai de plus beaux seins ! » ? Celle qui nie est de mauvaise foi. Cependant, de temps à autre, la désillusion n’est pas longue à pointer le bout de son nez, surtout lorsqu’on se rend compte que cette nana « pas si bonne que ça » est en couple. Même avec un mec qui n’est pas à notre goût, ça fait mal, très mal.

Eh oui, les filles sont à coup sûr des êtres super compliqués. Entre lubies complètement délirantes, changements d’humeur intempestifs, mauvaise foi et résolutions qu’on ne tient généralement pas, il y a de quoi être assez perdu face à un tel paradoxe humain. Mon article vous a peut-être donné l’impression d’un discours typiquement misogyne. Peut-être qu’il l’est un peu, mais pas totalement. Nous ne pouvons pas nier que nous ne sommes pas tous les jours simples à vivre. Nos habitudes et nos comportements, s’ils montrent que bien souvent nous savons ce que nous faisons et pourquoi nous le faisons, ils n’en restent pas pour autant moins compliqués. Il nous arrive d’être à côté de nos pompes, mais ça ce n’est pas valable que pour les filles. Si j’avais du parler des mecs, il m’aurait sans doute fallu plus d’une semaine de travail… Et franchement, je n’avais pas cette semaine !

Bonne Saint Valentin Saint Claude à tous !

Robin Woods

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