Et là : JP, mon héros

par wagonlit

Jean-Paul Goude. J’ai entendu parler de ce bonhomme au mois de novembre dernier. J’étais à Paris pour une visite non officielle et complètement improvisée. J’avais deux jours à tuer. Mais à tuer intelligemment : j’étais à Paris tout de même !

Ni une ni deux, je suis allée acheter le Pariscope. En tournant ces pages et en lisant les petits encadrés descriptifs des trucs à faire (qui me font toujours penser aux petites annonces du journal local), je suis tombée sur ce nom. Jean-Paul Goude. Il s’agissait d’une rétrospective qui lui était consacrée au Musée des Arts Décoratifs. C’est peut être pour ça que ça m’a fait « tilt ». J’affectionne particulièrement ce musée rue Rivoli, tout proche du prestigieux Faubourg St Honoré, face au Jardin des Tuileries, dans le prolongement du Palais Royal et du Musée du Louvre… Bref, le musée des Arts Déco, quoi !

Une rétrospective, donc, d’un homme aux « défilés démesurés et bigarrés », aux « concerts déjantés et aux campagnes de pub chic et choc ». Une découverte d’un graphiste, illustrateur, photographe et réalisateur exceptionnel.

Après quelques stations de métro, quelques tronches tantôt joyeuses, tantôt déprimées, tantôt fatiguées, tantôt blasées, j’arrive à destination. Je suis intriguée et impatiente de contempler le talent de cet artiste. Et là, malheur : une file d’attente IN-TER-MI-NABLE (bon, j’en rajoute un peu mais elle était vraiment longue, cette file). J’en avais bien pour une, voire deux heures d’attente avant de pouvoir toucher des yeux les photos de mon nouveau héros. Mon impatience a eu raison de ma curiosité. Rester debout au milieu de parfaits inconnus deux heures durant, très peu pour moi.

En choisissant alors d’aller grimper sur la butte Montmartre en cette après midi ensoleillée, j’ai tourné la page Jean-Paul Goude que j’avais ouverte le matin même.

Deux mois plus tard, soit à la fin du mois de Janvier, je me retrouve devant Christian Rizzo, concepteur chorégraphe. Je viens d’assister à une représentation d’un de ses spectacles de danse, Le bénéfice du doute. Si je suis là, assise devant cet homme au parcours incroyable, c’est grâce à ma responsable (ma prof de mode en d’autres termes). Elle nous a amené face à lui pour qu’il nous raconte sa vie. Ses rencontres. Ses inspirations. Je note plein de noms sur mon petit calepin, pas mal de citations aussi. Et là : « Jean-Paul Goude ».

En l’écoutant parler de lui, je me remets à imaginer ce mec surprenant aux délires les plus fous. Comment est-il ? Comment dessine-t-il ? Comment photographie-t-il ? Qui est-il pour qu’on parle ainsi de lui ?

Je rentre chez moi un peu tard, c’est une jeudi soir.

Le lendemain je suis en cours. Je pense à autre chose. Je l’ai à nouveau oublié.

Hier après midi, je passe faire un tour à mon école, journées portes ouvertes oblige. Je vais discuter quelques minutes avec ma responsable, à propos de la fréquentation de notre salle de classe aménagée à l’occasion. Notre discussion continue sur des choses et d’autres. Et là : Elle me demande de poster un lien sur notre groupe Facebook de la classe (et oui, facebook est même présent de notre organisation et vie de classe).
Je note : Jean-Paul Goude – Pluzz TV – France 5. Elle ajoute : « Il faut absolument que vous regardiez toutes ce reportage, il faut connaître qui est cet homme, absolument ».

Ce soir, ce Dimanche 5 Février, il faut absolument que vous découvriez ce mec. Cet artiste au trait spontané et expressif, à l’objectif sensible et présomptueux, à la démarche innovante et audacieuse, à l’esthétique certaine et originale (cliquez sur la photo).

Il est peut être un des précurseurs de la retouche photographique, il n’en reste pas moins un artiste accompli au regard délicat.

Léonard

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